non-repertorié
Introduction au yoga intégral - partie 2
C’est la philosophie du yogachara: «le monde à l’extérieur n’est qu’illusoire, c’est juste des créations de notre mental et nous créons notre propre monde».
Le philosophe Berkeley disait: “on ne peut pas prouver que la matière existe, on ne peut pas prouver ce qu’est la matière. Tout ce qu’on peut prouver c’est qu’il y a un mental, donc tout est création mentale et nous les créons nous-mêmes».
Livre très populaire: Le monde de Sophie basé sur la conception «tout est mental».
Les philosophes de l’Inde ont dit: «Non, ce n’est pas nous qui créons la réalité. Avec notre mental, nous pouvons déformer notre réalité, l’imaginer, mal la concevoir mais non la créer». On ne peut pas créer la réalité, même pas un atome. On ne peut pas comprendre ce qu’est l’atome avec notre mental. Le mental est très limité, il ne peut pas comprendre ni l’atome, encore moins Dieu, encore moins les choses spirituelles, et comment se relier à Dieu. Il ne peut pas créer ces choses car il est trop limité.
Brighu, dans son illumination, dit: «tout est mental». Dans certaines traditions spirituelles, on est très fier lorsqu’on est arrivé à l’illumination. On va se montrer supérieur aux autres.
Brighu n’avait pas cette fierté, il avait l’humilité spirituelle qui caractérise un grand sage. Il retourna voir Brahma qui lui répondit : «nous allons pouvoir passer à une autre étape».
Brighu a vu que son mental était rempli de pensées et qu’il pouvait les observer. En tant qu’observateur de ses pensées, il est différent de ses pensées et de son mental. Il pouvait même dire à son mental: «Arrête de penser à la liste d’épicerie, pense à faire le travail». Il pouvait diriger le mental pour que celui-ci dirige le prana et que ce dernier dirige l’énergie matérielle. Là on est à un plus haut niveau de direction et c’est là que vient le domaine de la méditation par laquelle on peut diriger le mental, contrôler le mental, mettre le mental dans une direction.
Brighu dit: «Voilà je suis au-delà du mental, maintenant j’ai une meilleure compréhension». Mais étant très humble et il est allé voir son maître.
Le maître lui dit: « Maintenant on peut passer aux choses sérieuses, retourne encore à ta méditation. »
Brighu continua et expérimenta un niveau bien supérieur: «C’est la nature purement spirituelle qui ne peut pas être décrite par les mots du mental, par aucune expérience matérielle, qui est au-delà du mental, qui est décrit comme l’âme pure qui est consciente qu’elle est différente du mental, du prana, des émotions qui entrent en contact avec la source de l’âme (l’Absolu) et c’est là qu’il a eu un bonheur comme il n’a jamais eu avant».
Avec ce grand bonheur, il retourna voir Brahma et lui dit: «Je ne sais pas s’il y a d’autres étapes».
Brahma lui dit: «Non tu as compris, il n’y a pas d’autres étapes».
C’est un résumé des cinq différentes dimensions. Le bonheur peut augmenter de plus en plus parce que cette union de l’âme avec l’Absolu peut augmenter jusqu’à l’infini.
Ces cinq différentes étapes sont comme cinq différents niveaux de conscience qui sont tous très importants et qu’il ne faut pas négliger si on veut vivre une vie pleine; de la dimension matérielle à la dimension spirituelle. Les cinq étapes sont nécessaires et elles doivent être bien comprises, en relation l’une avec les autres, pour atteindre des niveaux de conscience supérieure et une vie meilleure.
Le matérialiste va faire l’erreur de dire que tout est matière et qu’il n’y a rien d’autre. Le spiritualiste va laisser la matière en se disant qu’il y a juste le spirituel qui l’intéresse. Les deux sont trop extrémistes. Il ne faut pas négliger aucune étape et aucun niveau de réalité.
La spiritualité intégrale est de reconnaître ces cinq différents niveaux de conscience, de bien les harmoniser de façon spirituelle et de bien les reconnaître. C’est tout un art.
Je vais vous donner une définition du mot yoga qu’on retrouve dans la Bhagavad-gita, chapitre 2, verset 50 : «Le yoga est l’art d’agir».
Ce n’est pas juste une technique, c’est un art. Un technicien va bouger des choses, un artiste va créer des choses.
Le yoga est l’art de vivre plus consciemment par laquelle on peut harmoniser tous les différents aspects de notre vie parce que ces cinq niveaux de conscience touchent à cinq aspects différents de notre vie. Si on amène ces cinq niveaux en relation avec l’Absolu on peut vivre de façon totalement spirituelle en toutes circonstances. C’est un des points centraux du Yoga Personnel qui est d’aider les gens à mieux connaître ces cinq différents niveaux et comment les harmoniser dans leur propre pratique spirituelle.
Les difficultés de lâcher prise - partie 3
OBSTACLES
À part l’ego matériel il y a plusieurs autres obstacles au lâcher prise. Mais on ne doit pas se décourager. Il faut bien comprendre qu’on ne réussit pas à lâcher prise en prenant l’autobus. Généralement cela prend plus de 2 heures 50 minutes avant de pouvoir lâcher prise.
Je viens d’expliquer le problème de l’ego, il veut tout contrôler pour lui-même. Qu’arrive-t-il en voulant tout contrôler par lui-même? Malgré qu’il soit déjà égocentrique, il le devient davantage. Il veut être le centre de toutes choses. Il devient de plus en plus attaché aux choses matérielles croyant qu’elles lui appartiennent.
L’ego se dit: «Je suis un corps matériel, je suis la personne la plus importante de l’univers, je suis le centre de l’univers et tout ce qui est autour de ce corps m’appartient». L’ego fonctionne comme cela. Lorsque par exemple on achète une voiture, on a la conception que c’est ma voiture. L’ego se raffermit, il grossit. Plus on achète de bébelles, plus on a de choses matérielles autour de nous et plus on a le «Moi, moi, moi». Ce moi grossit toujours plus. Plus le moi grossit, plus on est attaché. «Il ne faut pas que personne égratigne ma voiture sinon je vais le tuer». L’ego matériel et l’attachement sont alors devenus très gros.
Pourquoi agissons-nous ainsi? C’est dû à l’ignorance car la personne n’a pas la connaissance de son vrai ego. Elle ne sait pas qui elle est vraiment. Puisqu’elle ne sait pas qui elle est, elle a un ego matériel, elle s’identifie à ce qu’elle n’est pas, la matière. L’ignorance qui nous recouvre nous fait voir les choses de façon illusoire.
LES CINQ COUCHES D’IGNORANCE
Il y a cinq couches d’ignorance, soit avidya, ashmita, raga, desha et abineveshita.
Avidya
Vidya veut dire la connaissance et avidya veut dire la non-connaissance. La non-connaissance de notre vraie nature. La non-connaissance de la nature de l’âme fait qu’on s’identifie avec ce qu’on n’est pas. Lorsque l’âme entre en contact avec la matière, elle prend un corps matériel et s’identifie avec ce corps. Elle se dit que lorsqu’elle est dans un corps d’homme, «je suis un homme» et lorsqu’elle est dans un corps de femme, «je suis une femme». Cela s’appelle avidya. C’est très très fort. Quelqu’un peut croire pouvoir lâcher prise mais lorsqu’elle se dit qu’elle est une femme, elle est encore dans l’ignorance, cela veut dire qu’elle ne lâche pas prise de son ignorance. Son ignorance est toujours là. Elle a peut-être lâcher prise de ce qu’elle pensait il y a cinq minutes mais elle n’a pas eu le vrai lâcher prise. On lâche prise de nos illusions, ce à quoi on est attaché et c’est ce qui est le plus dur à se détacher. Cette ignorance fait qu’on est très attaché à notre première illusion, on s’identifie à ce qu’on n’est pas.
Ashmita
La deuxième couche qui renforcit l’illusion à devenir encore plus forte en soi est ashmita. Ashmita veut dire «à moi» (possessif). «Non seulement je m’identifie à ce corps mais ce corps est à moi, il m’appartient». On ne sait pas qui est le moi encore parce qu’on est dans l’ignorance mais on croit que ce corps est à nous, on en est complètement convaincu. On n’est pas capable de fabriquer un seul atome, un seul ongle mais on est convaincu que c’est à nous. La nuance est rendue de plus en plus forte.
Dans ce ashmita, c’est à moi. Tout ce qui est en relation au corps, c’est mon corps, mon linge, ma maison, ma ville, mon pays. Tous ceux qui semblent donner des problèmes à mon pays, on va les détruire. Ce genre d’ignorance est souvent la cause de toutes les guerres, des problèmes dans la société et de l’hypocrisie. Lorsqu’on a cette ignorance, pensez-vous qu’on peut lâcher prise? C’est mon pays, c’est ma maison, je vais détruire ceux qui ne pensent pas comme moi. On ne peut pas lâcher prise avec cette ignorance. L’ignorance commence au niveau matériel et la solution est au niveau spirituel. On ne peut pas lâcher prise juste en prenant l’autobus. Cela prend vraiment une connaissance spirituelle pour lâcher prise.
Raga
La troisième couche d’ignorance est raga qui veut dire attachement. Rendu à l’attachement, l’illusion est devenue très, très grande. Au premier niveau d’ignorance on s’identifie au corps, au deuxième niveau on devient possessif (c’est à moi, ce corps est à moi). À ce troisième niveau d’ignorance on s’est très attaché à notre corps même s’il est en train de pourrir, on veut rester en vie. Même s’il se passe n’importe quoi avec ce corps, je veux le garder. Les gens ont peur de mourir, ils ne savent pas ce qui se passe au moment de la mort mais ils ont peur quand même parce que leur corps va être détruit. C’est un attachement très très fort et il faut que le corps paraisse très beau, tout cela fait partie de l’attachement du corps. Avec cette troisième couche, l’illusion devient encore plus forte.
Desha
Desha veut dire qu’on est prêt à tout faire pour défendre nos illusions. On est même prêt à partir en guerre contre ceux qui ne disent pas comme nous. A ce niveau nos illusions ont augmenté de beaucoup. La violence peut s‘emparer de nous pour défendre toutes ces fausses identifications. Telle personne ne trouve pas que mon corps est assez beau alors je ne le regarde plus, je ne lui parle plus. Cela grossit notre ego et notre ignorance davantage.
Abineveshita
Le cinquième niveau d’ignorance est abineveshita, absorption totale dans l’illusion. On n’est plus concerné par notre moi véritable, par la réalité. On est juste concerné à garder ces illusions en place. C’est-à-dire qu’on va haïr ceux qui ne nous aiment pas, on va s’occuper du corps à outrance, on va s’occuper que de choses matérielles parce qu’on a complètement perdu contact avec notre moi véritable. On a perdu contact avec notre vrai moi.
Ces cinq couches d’ignorance font grossir notre attachement matériel ainsi que notre ego matériel. Avec ces obstacles, il n’est pas facile de lâcher prise. On doit avant tout sortir de l’ignorance.
Karma
On va continuer avec les autres obstacles au lâcher prise. Une autre grande barrière est le karma. Le karma est décrit comme étant des chaînes. Il y a deux sortes de chaînes: des chaînes d’or et des chaînes de fer.
Les chaînes de fer s’appellent le mauvais karma alors que les chaînes d’or sont le bon karma. Si on fait une activité, on a automatiquement du karma. Le mot karma signifie action, ce n’est pas juste une réaction. À l’action il y a automatiquement une réaction. C’est une des lois de la physique matérielle, c’est une loi de la nature. Newton, le grand philosophe anglais, était aussi un scientifique qui a écrit la loi F=MA (la force égale la masse fois la vitesse d’accélération), c’est-à-dire pour chaque action il y a une réaction égale et opposée. C’est pour cela que la pomme tombe de l’arbre.
C’est une histoire qu’on raconte sur Newton alors qu’il se trouvait sous un arbre et qu’une pomme lui est tombée sur la tête. Il s’est dit : « pourquoi cela m’arrive à moi, pourquoi il faut que la pomme tombe vers le bas et lorsqu’elle tombe, elle tombe sur ma tête et là j’ai une réaction cela fait mal ». Il a calculé qu’il y a la force de la gravité qui fait que toutes les choses tendent vers le sol, cela ne vient pas juste par hasard. Ce n’est pas par hasard que les pommes tombent vers le sol, c’est qu’il y a une force de gravité qui existe.
Les choses n’arrivent pas par hasard. C’est cela le karma. S’il y a du mal qui nous arrive, ce n’est pas par hasard, c’est que nous avons fait du mal dans le passé. Toutes nos actions apportent une réaction. Dans la loi du karma, quelque chose que presque personne ne sait et qui est important de savoir; toutes les fois qu’on fait une action on en devient attaché. On prend une cigarette, la réaction c’est quoi, on commence à développer de mauvaises choses à l’intérieur, ça peut aller jusqu’au cancer. On a l’habitude, on dit je suis cool, j’ai l’air cool, j’ai l’air comme la fille à la télévision. La personne se sent relaxée un peu, elle devient attachée à son action. Plus elle devient attachée à son action, à un moment donné elle n’est plus capable de s’arrêter. On a beau lui dire de lâcher prise, c’est rendu difficile de lâcher prise sur la cigarette à cause de cette loi du karma. Lorsque tu fais une action, non seulement tu as une réaction mais tu as un attachement à cette action, cela développe un samskara. Toutes ces choses sont interreliées (action, réaction, attachement, samskara). On développe un samskara qui est une impression qu’on enregistre dans notre subconscient. C’est quelque chose qui s’enregistre à l’intérieur de nous: «j’aime la cigarette et je veux la cigarette». Le désir s’enregistre en nous.
Vasana
Les samskaras les plus dangereux sont les vasanas. Qu’est ce qu’un vasana? Un désir qui s’installe en nous. On devient des marionnettes de ces désirs. Dans notre corps on a le désir: cigarettes, cigarettes, cigarettes. On travaille fort, on fait plein de choses juste pour être capable d’avoir plus de cigarettes même si cela nuit à notre santé.
Anartha
L’anartha est un grand obstacle au bonheur et à la vie. Ce sont des désirs non voulus. Quelqu’un dit qu’il aimerait bien arrêter de fumer mais il n’y arrive pas parce qu’il y a dans son corps un anartha, un désir non voulu qui s’est inscrit en lui. Avec cet anartha, il est très difficile de lâcher prise parce que cela revient toujours. Le problème avec l’âme conditionnée c’est que lorsqu’on quitte notre corps pour prendre un autre corps, on amène avec nous tous les anarthas, tous les vasanas, l’ego qui a grossi, le karma, les attachements matériels. Tout ce bagage nous suit pour toujours, vie après vie.
Ce sont des choses qu’on traîne avec nous, ce qui fait que cela rend le lâcher prise encore plus difficile. Il y a une histoire zen qui raconte qu’un disciple va rencontrer son maître en lui demandant comment il pouvait obtenir la libération? Cela veut dire comment puis-je me libérer de tous ces anarthas, de toutes ces affaires qui me dérangent. Le maître dit: «Qui te tient prisonnier?» Voilà la réponse.
Lorsqu’on cherche le coupable on pense tout de suite qu’il est à l’extérieur de nous. Cela fait partie de l’ego. L’ego est très fier, il se pense très bon, il ne veut pas accepter ses faiblesses, il ne veut pas accepter qu’on lui dise qu’il est la cause de son propre enchaînement. Il veut mettre la faute sur quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui a un ego très fort, très développé va toujours chercher à accuser les autres. C’est souvent ce qui amène la guerre et la mésentente. C’est toujours la faute de l’autre. On cherche l’autre. Si on ne veut pas faire mettre la faute sur l’autre, on essaie de mettre la faute sur le karma, l’ignorance, l’attachement, les samskaras, l’ego, le mental etc…
En résumé le problème est que nous sommes depuis toujours attachés à l’ignorance et depuis toujours on essaie de fuir la vérité. Comme on est toujours attaché à l’ignorance, on est en proie à l’ego, au karma, aux samskaras matériels, aux anarthas, aux attachements matériels.
Lorsque vous écoutez ce qui est dit présentement, vous commencez à avoir de la connaissance. Premièrement vous êtes capable de comprendre que toutes ces choses vous donnent du trouble. A un moment donné, vous allez vous dire «Assez, c’est assez. Je ne veux plus de ces problèmes». C’est nous qui nous gardons dans ces problèmes. On est depuis toujours en contact avec la matière. C’est nous-mêmes, dès maintenant, si on vit vraiment l’instant présent, qu’on peut choisir de ne plus être esclave de toutes ces illusions, de ces samskaras.
Y a-t-il une solution à ce manque de connaissances matérielles, manque d’identités et manque de développements spirituels? On doit prendre dès maintenant la résolution de développer notre capacité spirituelle. Lorsqu’on prend cette résolution sincère, c’est un désir qui peut grandir en nous et devenir plus fort que tous les désirs nuisibles. On va pouvoir vaincre l’ignorance, les samskaras et les attachements.
Le yoga de la fascination - partie 1
INTRODUCTION
Ce qu’il y a de plus important dans nos vies, c’est l’irrésistible attraction que l’on a envers l’infiniment fascinant. Il n’y a rien qui nous fascine davantage que l’infini, cet infini nous fascine de façon illimitée. Cette fascination n’est pas une illusion. Ce qui est illusoire c’est de croire qu’on peut être fasciné par quelque chose d’autre que l’infini. Lorsqu’on est fasciné par quelque chose d’autre que l’infini cela nous met dans la souffrance et nous empêche d’obtenir le bonheur désiré.
Nous sommes dans l’illusion lorsque notre pouvoir de fascination est limité à quelque chose que l’on conçoit comme étant fini. Dans la réalité, il n’y a rien qui ne soit pas infini. Le moindre petit objet est rempli d’infiniment petit et comme on l’a vu dans la science moderne, l’infiniment petit est infiniment fascinant.
On n’a jamais pu expliquer et trouver tous les mystères qui se cachent dans l’atome. Plus on regarde au cœur de l’atome, plus on trouve des choses qui sont infiniment petites, infiniment mystérieuses et infiniment difficiles à comprendre. Cela est la beauté de la science.
Plus on regarde au fond de la nature, plus on voit qu’il y a du surnaturel et plus on voit qu’il est inconcevable pour nos sens limités, nos pensées limitées et notre intelligence limitée. Plus on voit aussi que ce surnaturel est infini.
Seul un esprit blasé qui est fermé aux mystères de la vie ne peut être complètement fasciné par tout ce qui se passe dans la vie, que ce soit naturel ou surnaturel. Plus on analyse le surnaturel, plus il peut être compris de façon naturelle. Plus on analyse le naturel, plus il nous semble surnaturel. Le naturel et le surnaturel sont très liés, il n’y a pas de dualité entre eux lorsqu’on a une vision supérieure (la vision de la non-dualité spirituelle).
C’est ainsi que les découvertes sont infinies. On ne finit jamais d’en découvrir davantage sur la nature, sur ce qui nous entoure, sur ce qui est naturel et surnaturel. On en découvre toujours davantage, ce n’est jamais fini et on arrive rarement à une conclusion finale ou à une vérité complète. Ainsi la science est infinie. Plus on est fasciné par l’infini, plus on devient de meilleurs scientifiques.
LA SCIENCE ET L’INFINIMENT FASCINANT
Un des premiers pères de la méthode empirisme à la Renaissance, le britannique Francis Bacon disait : «un peu de science nous détourne de Dieu mais beaucoup nous ramène à Lui». Plusieurs scientifiques comme Einstein et de nombreux autres gagnants de prix Nobel ont vécu ce même sentiment, plus ils devenaient sérieux à vouloir comprendre la nature, plus ils voyaient qu’il y avait quelque chose d’infiniment fascinant, d’infiniment incompréhensible dans celle-ci et, par amour à la vie, ils demeuraient passionnés dans leurs recherches. Ils continuaient à chercher et concluaient avec grande humilité qu’ultimement bien des choses demeurent incompréhensibles à nos esprits limités.
Voici un autre exemple de cette fascination dans le monde de la science moderne. L’astrophysicien, Hubert Reeves, cherchait depuis de nombreuses décennies de trouver dans le cosmos une situation semblable aux conditions de vie existante sur la planète Terre où il pourrait y avoir de la vie évoluée et intelligente comme la nôtre. Il se disait : «c’est presque impossible de retrouver les mêmes conditions terrestres où tout est infiniment bien calculé». Si la terre était située un peu plus près ou plus loin du soleil, ou la lune placée à une distance différente, il ne pourrait pas y avoir de vie telle qu’on la conçoit en ce moment, cela serait inconcevable et inimaginable. Et que tout cela se soit produit simplement par un pur hasard est inconcevable et incompréhensible.
Il y a le scientifique Jacques Monod qui a gagné le prix Nobel en 1970 et qui déclarait que la vie n’est due qu’à un hasard. Le hasard n’est pas une explication scientifique. Par la science on doit être en mesure de décrire exactement comment les choses se sont passées.
Le mot hasard fait partie de la foi et des croyances. On peut croire que les choses viennent par hasard, on ne peut jamais prouver le hasard. Le hasard est par nature improuvable et c’est quelque chose qui se rapproche du surnaturel. Cette théorie matérialiste a fait beaucoup de chemin dans la société. Aujourd’hui plusieurs personnes qui prônaient cette théorie avouent avoir de la difficulté à avoir foi dans le hasard.
On parle ici de foi parce que la foi n’est pas limitée au domaine religieux. Aussitôt qu’on parle de foi on croit à quelque chose qui ne peut être expliquée par la raison. On ne peut pas expliquer le hasard par la raison. Si on croit au hasard c’est de la foi. Plusieurs personnes très intelligentes ne peuvent pas avoir foi au hasard. Elles vont mettre leur foi en quelque chose de supérieur au hasard. Einstein lui-même disait toujours que «Dieu ne joue pas au dé». Selon lui, Dieu a créé des lois qui régissent la nature matérielle et c’est à l’homme de faire l’effort de découvrir ces lois pour mieux vivre en ce monde.
Photo du salon du livre de Montréal

J’y étais la semaine dernière pour la dédicace de mon livre : Contes de l’Inde ancienne
Les difficultés de lâcher prise — partie 1
INTRODUCTION
De nos jours le lâcher prise est devenu une expression à la mode, on en entend parler de plus en plus. Il y avait une publicité dans le journal qui vendait un voyage en autobus de Montréal à Québec ; «2h50 de lâcher prise». C’était une belle publicité mais est-ce que cela veut dire qu’il y aura un lâcher prise pendant 2 heures 50 minutes? Pas nécessairement, souvent l’expression est très mal comprise comme le sont beaucoup d’expressions philosophiques populaires.
Lorsqu’on entend parler en philosophie de l’épicurisme le monde pense qu’il s’agit de gens qui vont juste chercher les plaisirs des sens, l’hédonisme. En réalité l’épicurisme selon Épicure est une philosophie selon laquelle il faut vivre le plus simplement possible avec austérités sans rechercher le luxe pour avoir le moins de troubles possibles qui nous vient de l’extérieur. Les gens vivent souvent une vie différente à cette philosophie.
On interprète souvent les choses de la mauvaise façon. C’est ce qui se passe avec le lâcher prise. Il y a sur le marché un livre qui est devenu très populaire sur le lâcher prise. L’auteur donne dès le début l’exemple d’un archéologue qui cherchait quelque chose dans une caverne. Pendant des jours il cherchait sans trouver et soudainement le toit de la caverne s’est effondré sur lui. C’est alors qu’il trouva ce qu’il cherchait. Jamais il n’avait pensé qu’il fallait chercher au plafond de la caverne. L’auteur voulait démontrer par cette histoire le lâcher prise. Il n’y avait pas eu vraiment de lâcher prise, le toit lui est tombé tout simplement sur lui. C’est le « toit » qui avait lâcher prise, et non lui.
Le vrai lâcher prise c’est de faire un effort conscient de détachement, ce qui veut dire qu’on arrête de chercher par soi-même et on laisse les choses arriver sans les rechercher. C’est comme l’exemple du mathématicien qui cherchait depuis des mois une solution à son problème de mathématique. Il cherchait par lui-même sans jamais trouver de réponse. Il a arrêté de chercher et s’est consacré à son passe-temps favori qui est la géologie. Il creusait dans la terre puis tout d’un coup la solution à son problème de mathématique est complètement apparu. Cela est plus près du lâcher prise. Ce qui veut dire qu’il avait fait le choix de penser à autre chose puis sans s’y en attendre, tout est apparu.
Quelque fois on peut rencontrer des problèmes mécaniques sur notre voiture lorsqu’on tente de la réparer. On se demande comment on va pouvoir régler la situation. On y pense, on ne trouve pas la solution puis on se dit que la nuit porte conseil. On y pense plus, on se repose et le lendemain en se brossant les dents, la solution apparaît. Voilà un exemple de lâcher prise. C’est d’arrêter d’y penser.
Voyez un vidéo de 57 minutes
Voyez un vidéo de 57 minutes montrant la conférence que j’ai donné lors du lancement officiel de mon ivre Contes de l’inde ancienne
C’est une très belle introduction au sujet.
Suivre ce lien menant au site de mon éditeur
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Article sur mon livre apparu dans le journal local
![[articlegt_voixdest.jpg]](http://2.bp.blogspot.com/_WMRZNvFw5Uk/SSCwqjLhXsI/AAAAAAAACAE/S9uLX-RCYTA/s1600/articlegt_voixdest.jpg)
Paru dans La Voix de l’Est, Granby, samedi 15 octobre 2008
Invitation
Invitation à venir me rencontrer au Salon du Livre de Montréal
Je serai présent au Salon de Livre vendredi soir et samedi après-midi prochains pour des séances de signature de mon livre Contes de l’Inde ancienne. Sagesse pratique.
Pour l’horaire détaillé, suivez ce lien.
J’espère vous y rencontrer.
Bien à vous,
Guy Tétreault
P.S. Vous pourrez aussi voir le nouveau look de mon blog de Santé Globale.
Carole Vallieres: Yoga chaud
Une belle description du Yoga chaud fait par une très bonne journaliste
Suivre ce lien: Carole Vallieres: Yoga chaud
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